As soon as I left home, I grasped a life of change riding a motorbike and smoking cigarettes to counter my parents’ humdrum daily lifestyle.
A milestone came for me the year of moon landing, I took one giant step, went to Mwinilunga. In North Western Zambia, at the Zambezi source, new folk shared food with me.
No electricity. We burnt wood in the stove, kerosene in the lamps and had a few candles Often left stains of wax on students’ homework books.
At open air concerts, villagers came to sing, to booming drums we danced the Congolese Rumba. I even joined when eight months’ pregnant.
No newspapers in town. A radio and batteries. The sun shone over us its healthy radiant heat. At night, the stars sparkled.
Traces of defiance and of independence are still burning in me. I’ve danced myself away at cultural events, backed First Nations’ requests that their voices be heard.
Yet I’m still waiting to see sparkling stars enlighten the modern world I live in. Suburbia be damned!
Comme je voudrais encore vivre en marge de ce monde
Quand j’ai quitté mes parents j’ai vécu une vie différente Circulant en moto et fumant des cigarettes. Pour contre-carrer leur train-train habituel .
Une étape importante est arrivée pour moi l'année de l'alunissage, j'ai fait un pas géant, Partie pour la Zambie dans le Nord-Ouest Là, à Mwinilunga, à la source du Zambèze, de nouveaux amis partageaient leur nourriture avec moi.
Pas d’électricité. Chez nous, un four à bois, une lampe au kérosène, quelques bougies. Souvent on laissait des tâches de cire en corrigeant les cahiers des élèves.
Les concerts étaient en plein-air. les habitants venaient chanter, Nous dansions, au bruit de tambours sonores, la Rumba Congolaise à laquelle j’ai osé me joindre, bien qu’enceinte de huit mois.
Pas de journaux en ville. Une radio et des piles. Le soleil chaleureux chauffait avec radiance. La nuit, toutes les étoiles étincelaient.
Des traces d’indépendance et de défi brûlent encore en moi. J’ai dansé comme une folle Du temps de réunions interculturelles. J’ai soutenu les requêtes des Premières Nations qui voulaient qu’on écoute leurs voix et leurs paroles.
Mais j’attends encore voir un scintillement d’ étoiles éclairer le monde moderne que j’habite. Maudite soit la vie en banlieue !
Jacques Brel: Quand on n’a que l’amour. Leo Ferre: Paris Canaille Georges Brassens: L’ Auvergnat. Elle est a toi cette chanson
French Chansons /On Chante
I was supposed to read a book, Yet couldn’t even read the news I was better, but still quite weak. After covid, the damned shingles.
Eyes closed, I played the olden tunes of my adolescence in France Some said it must be nostalgia, I called it French songs on my phone.
Ils chantent eux, moi je fredonne, et je murmure une mélodie émettant l’écho du terroir, qui me parle d’un lointain chez moi.
Piaf et sa Môme lance les chanteurs dont les paroles, plus que les airs, sont restées, ancrées dans ma peau.
Aznavour s’y Voyait Déjà, Mais Jacques Brel n’avait Que l’Amour, Brassens nous donna Cette Chanson Jean Ferrat chanta sa Montagne, Leo Ferré Paris Canaille.
Et moi j’entonne Le Se Canto, l’hymne occitan de mon pays Qui est le mien. Well, used to be.
Quand on n’a que l’amour
À s’offrir en partage Au jour du grand voyage Qu’est notre grand amour Quand on n’a que l’amour Mon amour, toi et moi Pour qu’éclatent de joie Chaque heure et chaque jour … Quand on n’a que l’amour Pour parler aux canons Et rien qu’une chanson Pour convaincre un tambour Alors sans avoir rien Que la force d’aimer Nous aurons dans nos mains Amis le monde entier
Chanson pour l’Auvergnat
Elle est à toi cette chanson Toi l’Auvergnat qui, sans façon M’as donné quatre bouts de bois Quand dans ma vie il faisait froid Toi qui m’as donné du feu quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés M’avaient fermé la porte au nez Ce n’était rien qu’un feu de bois Mais il m’avait chauffé le corps Et dans mon âme, il brûle encore À la manière d’un feu de joie Toi, l’Auvergnat quand tu mourras Quand le croque-mort t’emportera Qu’il te conduise à travers ciel Au père éternel …
Elle est à toi cette chanson Toi l’étranger qui, sans façon D’un air malheureux m’as souri Lorsque les gendarmes m’ont pris Toi qui n’as pas applaudi quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés Riaient de me voir emmené Ce n’était rien qu’un peu de miel Mais il m’avait chauffé le corps Et dans mon âme, il brûle encore À la manière d’un grand soleil Toi, l’Étranger quand tu mourras Quand le croque-mort t’emportera Qu’il te conduise à travers ciel Au père éternel
When you reach 8 times Ten, you can at last smile and laugh, with no concerns or worries in spite of a sore foot, hip or head. It’s quite easy: lean slightly back and you end up standing quite straight.
Quatre Vingt Mots
Quand on a '4xVins', on peut enfin rire et sourire sans trop d’inquiétude, cela malgré son mal au pied, mal à la hanche ou à la tête. Il suffit de se pencher en arrière et on se tient droit!
The first time I leave home The year is 1955. My mother gives me a black and white suitcase and gives me bread and salami for the trip. I'm taking the train to England. It passes through Paris to Le Havre. I put the salami in my suitcase because I'm not hungry. With my friends and a teacher we are going to Bristol by night ferry. In Southampton, we take a dusty old train to Bristol station. I spend a month with a nice family. But in the evening I feel homesick when I open my suitcase which smells of salami.
La première fois que je quitte la maison Nous sommes en 1955. Ma mère m'offre une valise noire et blanche et me donne du pain et du saucisson pour le voyage. Je prends le train pour l’Angleterre. Il va au Havre par Paris. Je range le saucisson dans ma valise car je n’ai pas faim. Avec mes amies et une professeur nous allons à Bristol par ferry de nuit. A Southampton, nous prenons un vieux train poussiéreux pour nous rendre en gare de Bristol. Je passe un mois avec une famille sympathique. Mais le soir j’ai le mal du pays en ouvrant ma valise qui sent au saucisson.
La primera vez que salgo de casa Es el año 1955. Mi madre me regala una maleta blanca y negra y me da pan y salchichas para el viaje. Voy a tomar el tren a Inglaterra. Pasa por París y Le Havre. Guardo la salchicha en mi maleta porque no tengo hambre. Con mis amigos y una profesora vamos a Bristol en ferry nocturno. En Southampton, tomamos un viejo tren polvoriento hasta la estación de Bristol. Paso un mes con una familia agradable. Pero por la noche siento nostalgia cuando abro mi maleta que huele a salchicha.
[D’après François Villon’s Ballade ‘Frères humains qui après nous vivez’, 1489]
Sisters among whom I’ve enjoyed living, Those of you whose words I have read and heard, Women who ponder the choices we have, My daughters (and those later born of them), Sisters be aware, you are role models Forget the crude jests and crass abuses That mocked you and your personal beliefs The Uluru call was a people’s cry Own your power and claim: kulila*! People, be humane: listen to the voice.
Australians, your First Peoples have spoken Asking for their growth to be supported, Calls for survival have remained unheard Can’t we offer them the chance of progress? Ignore the put-downs rebukes and the likes Yesterday we closed and maintained silence, We switched off the news, respecting elders Let’s be heard again, speak for a fair go! Grant the First Peoples what they ask: be just! People, be humane: listen to the voice.
And you good reader, wishing to alleviate The First People’s needs in healthier days, You who plan ahead devising programs For a better life, take a step: be kind! People, be humane: listen to the voice.
*kulila: means ‘listen!’ in Pitjantjatjara language in the APY lands
International Mother Language Day | United Nations
The Mother Language is the first language we’ve known and we identify with. It’s also called the First or Principal language. Education in the mother language means that instruction is made in that language, which is also taught as a subject. In bilingual education two languages are used for instruction.
No need to be edgy; no tripping on jokes, say it straight. No need for a silent pause; no puzzling over context, burst into laughter. No need to be tongue-tied; no hesitation choosing a word, just verbalise it.
Journée Internationale de la Langue Maternelle | Nations Unies
La Langue Maternelle est la première langue qu’on connaisse et avec laquelle on s’identifie. Elle s’appelle aussi la Première langue ou langue Principale. L’enseignement dans la langue maternelle signifie que l’instruction se fait dans la langue maternelle qui est aussi un sujet enseigné. Dans l’éducation bilingue deux langues servent d’instruction.
Pas besoin d’être tendu ; on ne gâtera pas la plaisanterie, disons ce que nous pensons ! Pas besoin de pause silencieuse ; ni de reflection sur le contexte, éclatons de rire ! Pas besoin de tâter le terrain, d’ hésiter pour un choix de mot, simplement prononçons-nous !
Kulila** is an Aboriginal word in the Pitjantjatjara Language
It means 'listen.' I’d like to listen to the First Nations whether
they be educated, non schooled, poor or well-off. Humans
are all the same. Numerous First Nations people have lost
family members, taken by governments, or bad sickness.
They’ve asked for recognition for an advisory ' Voice '
in the Constitution, so they can be heard whenever
they explain their needs. Yes, please, tell us what
helps so we can in fact make wiser decisions.
My mother said ‘Several heads are better
than one.’ Let's improve the status quo.
Kulila! Vote Yes! * A random selection of language 'positive responses'
**See Ali Cobby Eckermann’s poem Kulila | The On Being Project
My Banksy exhibition Review:I have come up from underground,
A Teddy holds a Molotov cocktail
A girl, safety jacket of hope.
Pulp Fiction’s Travolta
clutches not a gun but a banana.
Anti-immigration birds wave their signs:
'Go back to Africa
and Keep off our Worms.'
Meantime the English Maid
sweeps all under a wall.
Yayi d’apres Banksy [sans stencil] :Les chants d’Elysée n’ont Pas Ri.
Les Misérables font la Causette.
Elles Gavent Roche et tous les gamins.
Napoléon envoilé d’une cape rouge
ne passera pas les Alpes à cheval.
Et à Londres on voit
Show me the Monet.
My Banksy exhibition Review:I have come up from underground,
A Teddy holds a Molotov cocktail
A girl, safety jacket of hope.
Pulp Fiction’s Travolta
clutches not a gun but a banana.
Anti-immigration birds wave their signs:
'Go back to Africa
and Keep off our Worms.'
Meantime the English Maid
sweeps all under a wall.
Yayi d’apres Banksy [sans stencil] :Les chants d’Elysée n’ont Pas Ri.
Les Misérables font la Causette.
Elles Gavent Roche et tous les gamins.
Napoléon envoilé d’une cape rouge
ne passera pas les Alpes à cheval.
Et à Londres on voit
Show me the Monet.
Living in a multi-
cultural country,
I identify with
La Compagnie
Créole’s songs like
C’est bon pour le moral and with the language and
rhythms of speakers whose cultures
willingly merge.
Boris Vian’ s Le Deserteur is a French protest song about the Algerian War
but it was banned till after the war. It was written as a Letter to the President to tell
him he is anti-militarist and
a deserter.
George Brassens’
Chanson pour l’Auvergnat is a ballad that celebrates those
who cater for needy people when they are
cold, hungry and homeless, emphasising
the need for a social conscience.
C'est bon pour le moral
A petit feu
pour démarrer
Une caresse
pour décoller
Si tu veux
te réchauffer
Faut savoir
bien biguiner
C'est bon pour le moral
C'est bon pour le moral
C'est bon pour le moral
C'est bon pour le moral
Si t'es nounou
bien balancée
Ou playboy s
uper sapé
Et que tu cherches
á t'amuser
La compagnie va
te chanter
C'est bon pour le moral
C'est bon pour le moral
C'est bon pour le moral
C'est bon pour le moral
C'est bon, bon
C'est bon, bon
C'est bon, bon
C'est bon pour le moral
C'est bon pour le moral
C'est bon pour le moral
C'est bon pour le moral
Le Deserteur
Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter
Chanson pour l’Auvergnat
Elle est à toi,
cette chanson
Toi, l'Auvergnat
qui, sans façon
M'as donné
quatre bouts de bois
Quand, dans ma vie,
il faisait froid
Toi qui m'as
donné du feu quand
Les croquantes
et les croquants,
Tous les gens
bien intentionnés,
M'avaient fermé
la porte au nez…
Ce n'était rien
qu'un feu de bois,
Mais il m'avait
chauffé le corps,
Et dans mon âme
il brûle encor’
A la manièr'
d'un feu de joi’.
Toi, l'Auvergnat
quand tu mourras,
Quand lecroqu'mort
t'emportera,
Qu'il te conduise,
à travers ciel,
Au Père éternel.
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