My dreamhouse, the experience of a somnambulist

Sleepwalking

I have an imaginary house in my dreams. It is a pleasant house
with many rooms. It is in a city where I once lived but not
in the same street. There I speak to all the neighbours
who seem to know my family well. This morning
when I woke up in that house I wanted to go to
the bathroom. I was surprised to find the
door opened. I also could smell coffee.
As I opened my eyes I was in my
present day real lounge. I saw
my husband and said ‘ I was
looking for the bathroom.’
As I turned around to go
to my real bathroom
I heard him say
‘Sleepwalked
again?’

Somnambule

J'ai une maison imaginaire dans mes rêves. C'est une maison
agréable avec de nombreuses pièces. Elle est dans une ville
où j'ai vécu, mais pas dans la même rue. Je parle à tous
les voisins qui semblent bien connaître ma famille.
Ce matin quand je me suis réveillée dans cette
maison-là, je voulais aller à la salle de bains.
J’ai été surprise de trouver la porte ouverte.
J’ai aussi senti l' odeur du café. Ouvrant
les yeux j’ai découvert que j'étais dans
le salon de ma vraie maison. Voyant
mon mari je lui dis ‘Je cherchais
la salle de bains.’ Je faisais
demi-tour sur ma vraie
salle de bains quand
il a dit 'Encore
somnambule ?’

 

French Chansons / On Chante

Jacques Brel: Quand on n’a que l’amour.
Leo Ferre: Paris Canaille
Georges Brassens: L’ Auvergnat. Elle est a toi cette chanson
 

 

French Chansons / On Chante 

I was supposed to read a book,
Yet couldn’t even read the news
I was better, but still quite weak.
After covid, the damned shingles.

Eyes closed, I played the olden tunes
of my adolescence in France
Some said it must be nostalgia,
I called it French songs on my phone.

Ils chantent eux, moi je fredonne,
et je murmure une mélodie
émettant l’écho du terroir,
qui me parle d’un lointain chez moi.

Piaf et sa Môme lance les chanteurs
dont les paroles, plus que les airs,
sont restées, ancrées dans ma peau.

Aznavour s’y Voyait Déjà,
Mais Jacques Brel n’avait Que l’Amour,
Brassens nous donna Cette Chanson
Jean Ferrat chanta sa Montagne,
Leo Ferré Paris Canaille.

Et moi j’entonne Le Se Canto,
l’hymne occitan de mon pays
Qui est le mien. Well, used to be.



 
Quand on n’a que l’amour

À s’offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu’est notre grand amour
Quand on n’a que l’amour
Mon amour, toi et moi
Pour qu’éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour
 …
Quand on n’a que l’amour
Pour parler aux canons
Et rien qu’une chanson
Pour convaincre un tambour
Alors sans avoir rien
Que la force d’aimer
Nous aurons dans nos mains
Amis le monde entier

Chanson pour l’Auvergnat
 
Elle est à toi cette chanson
Toi l’Auvergnat qui, sans façon
M’as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m’as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M’avaient fermé la porte au nez
Ce n’était rien qu’un feu de bois
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme, il brûle encore
À la manière d’un feu de joie
Toi, l’Auvergnat quand tu mourras
Quand le croque-mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel


Elle est à toi cette chanson
Toi l’étranger qui, sans façon
D’un air malheureux m’as souri
Lorsque les gendarmes m’ont pris
Toi qui n’as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmené
Ce n’était rien qu’un peu de miel
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme, il brûle encore
À la manière d’un grand soleil
Toi, l’Étranger quand tu mourras
Quand le croque-mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Navigating paths in town on a rainy day

Mindful navigation  in town on a rainy day

I try not to walk on the crack but there are other lines I care not to cross.
Yesterday, it was raining and I was making my way from one side
of the street to a group of shops without crossing anyone’s path.
I also ignored the shine, the sounds and the glistening
that are only there as a magnet.

One glance at people around me and I try and guess some of their
intents. I first walked alongside a mother and her son, who seemed
happy, chatting on their way to the ‘Raisin’ [Ray’s in] café that
people go to because they like its name. Next a woman
in a well-oiled wheelchair smiled at me.
We shared a peaceful look.

I slipped behind her at the time when a youth, in a casual
T-shirt, who appeared in a great rush, disappeared
in the entrance of the store I had targeted.

One extra step took me into its doorway
where a man, with a cap on, stared
at his mobile allowing me time
to close my umbrella.

This pleased me because I had achieved
to reach my favourite store without
disturbing any one’s space.


Navigation consciente, un jour de pluie, en ville

Je tente de ne pas empiéter le chemin des personnes autour de moi.
Hier il pleuvait. J’ai traversé la rue pour aller vers un groupe
de magasins sans croiser personne et en ignorant
le magnétisme des décors étincelants
et des sons bruyants.

D’un coup d’œil sur les gens autour de moi j’essaie de deviner
un peu leurs intentions. J'ai d'abord marché aux côtés
d'une mère et de son fils, qui semblaient heureux
et parlaient d’aller ‘Aux Deux Nids’ [Oh, De-nis]
où les gens viennent prendre un café parce
qu’ils aiment ce nom. Puis une femme
dans un fauteuil roulant bien huilé,
m’a souri et elle a échangé avec
moi un regard serein.

Je me suis glissée derrière elle au moment où un jeune homme
en T-shirt décontracté, qui semblait très pressé, a disparu
dans l'embrasure du magasin vers lequel je me dirigeais.

Un pas de plus m'a conduit à son entrée où un homme
à casquette regardait son portable. Ceci me donna
le temps de fermer mon parapluie.

Quel plaisir pour moi d’avoir réussi
à atteindre mon magasin préféré
sans avoir usurpé l’espace
d’aucun autour de moi.

     

‘Tien te dret’ (Occitan )

[‘Tien te dret’ in Occitan; photo by M-J. Damy]

Meditation

Is doing nothing better than mindfully focusing on one thing only? 
But how do you ever find the elusive quality of nothingness ? 
Silence doesn’t suffice because millions of thoughts 
pile up on one another. Taking regular breaths 
requires you  to move  and direct them 
in and then out with deliberate action
Closing one’s eyes is simple but this
brings memories to front of mind. 
Following musical rhythms 
makes you stir. So this is 
my answer: to achieve 
nothing I’ll simply
spell out the word 
N O T H I N G
or the word 
R I E N. 

Est-il plus facile de ne faire rien sans ne penser consciencieusement
qu’à une seule chose ?  Mais comment trouver la qualité élusive 
d’arriver à ne rien faire ? Le silence ne suffit pas car il apporte 
des millions d’idées qui se superposent les unes aux autres. 
Si vous respirez de façon régulière vous devez diriger 
votre souffle à monter et à descendre, donc c’est 
un geste délibéré. Fermer les yeux est simple, 
mais cela  apporte des souvenirs à l'esprit. 
Suivre des rythmes musicaux vous force 
à vous remuer. Donc ma réponse, pour  
en venir à Rien, c’est simplement 
d’épeler le mot R I E N, ou 
le mot N O T H I N G.  

The Volunteer/ La Bénévole

Hi Martin. I’m Annie, social worker to-be. After last week’s request 
for a visit, I have come in to see if I can read to you, watch
films with you, or if you want, practise skills like paper
quilling, model building or animal tracking. This list
gives you the selection of topics and a choice of
our volunteers from the community centre.
You do not have to agree. You make
the decision, select the activity,
the time and you tell me,
It is totally your call:
Yes, No or Maybe.
Roland: I say yes.
How about
dancing a
Tango
now?
Bonjour Martin.  Moi
je suis Annie et je suis
une aide-assistante sociale.
La semaine dernière j’ai offert
de venir vous voir pour expliquer
ce que fait notre groupe. Je demande
si je pourrais lire avec vous, ou regarder
des films ensemble, si vous voulez apprendre
à faire des objets en papier, à construire des modèles
ou à suivre les traces d’animaux. Voici une liste de sujets
à sélectionner ainsi que celle des bénévoles de notre centre
urbain. Vous n’êtes pas obligé d’accepter, c’est vous qui prenez
la décision. A vous de choisir l’activité et l’horaire, dites-le-moi
et vous aurez le dernier mot, absolument. Oui, Non, ou Peut-être.
Roland : Je vous dis oui. J’aimerais danser un Tango tout de suite.

 The first time I leave home (Trilingual)

The first time I leave home
The year is 1955. My mother gives me a black and white suitcase
and gives me bread and salami for the trip. I'm taking the train
to England. It passes through Paris to Le Havre. I put the salami
in my suitcase because I'm not hungry. With my friends and a
teacher we are going to Bristol by night ferry. In Southampton,
we take a dusty old train to Bristol station. I spend a month with
a nice family. But in the evening I feel homesick when I open
my suitcase which smells of salami.

La première fois que je quitte la maison
Nous sommes en 1955. Ma mère m'offre une valise noire et
blanche et me donne du pain et du saucisson pour le voyage.
Je prends le train pour l’Angleterre. Il va au Havre par Paris.
Je range le saucisson dans ma valise car je n’ai pas faim. Avec
mes amies et une professeur nous allons à Bristol par ferry de
nuit. A Southampton, nous prenons un vieux train poussiéreux
pour nous rendre en gare de Bristol. Je passe un mois avec une
famille sympathique. Mais le soir j’ai le mal du pays en ouvrant
ma valise qui sent au saucisson.

La primera vez que salgo de casa
Es el año 1955. Mi madre me regala una maleta blanca y negra
y me da pan y salchichas para el viaje. Voy a tomar el tren
a Inglaterra. Pasa por París y Le Havre. Guardo la salchicha
en mi maleta porque no tengo hambre. Con mis amigos
y una profesora vamos a Bristol en ferry nocturno. En
Southampton, tomamos un viejo tren polvoriento hasta
la estación de Bristol. Paso un mes con una familia agradable.
Pero por la noche siento nostalgia cuando abro mi maleta
que huele a salchicha.

Requiem for a Voice

by Anne-Marie Smith

Feel free to contact:Telling Australia’s Truth by Stephen Matthews at:
https://www.ginninderrapress.com.au

 	[D’après François Villon’s Ballade
‘Frères humains qui après nous vivez’, 1489]


Sisters among whom I’ve enjoyed living,
Those of you whose words I have read and heard,
Women who ponder the choices we have,
My daughters (and those later born of them),
Sisters be aware, you are role models
Forget the crude jests and crass abuses
That mocked you and your personal beliefs
The Uluru call was a people’s cry
Own your power and claim: kulila*!
People, be humane: listen to the voice.

Australians, your First Peoples have spoken
Asking for their growth to be supported,
Calls for survival have remained unheard
Can’t we offer them the chance of progress?
Ignore the put-downs rebukes and the likes
Yesterday we closed and maintained silence,
We switched off the news, respecting elders
Let’s be heard again, speak for a fair go!
Grant the First Peoples what they ask: be just!
People, be humane: listen to the voice.

And you good reader, wishing to alleviate
The First People’s needs in healthier days,
You who plan ahead devising programs
For a better life, take a step: be kind!
People, be humane: listen to the voice.

*kulila: means ‘listen!’ in Pitjantjatjara language in the APY lands

Feel free to contact Telling Australia's Truth by Stephen Matthews:
https://www.ginninderrapress.com.au

Three Jazz performers I like/Trois Artistes de Jazz que j’aime

When I say I like Jazz people ask me; ‘Which type? and Who is your favourite?’ 
It’s tempting to say the Blues and Ray Charles, Traditional Jazz with Glenn
Miller and Benny Goodman or Popular Jazz like Gershwin’s Summertime.
But I favour Early Swing and the repertoire of soloists like trumpetist
Louis Armstrong, and of saxophonist Ragtime player Sidney Bechet.
What appeals to me most in swing is off-beat music that has
a free flow, spontaneity and vocalisation. Armstrong also
cooperated with Ella Fitzgerald. The famous pieces
I love are, C’est si bon, Petite Fleur
and Oh, Lady Be Good!

Si je dis que j’aime le Jazz on me demande : ‘Quel Genre et Qui aimez-vous ?’
Je pourrais être tentée de dire Les Blues et Ray Charles, le Jazz Traditionnel
avec Ben Miller et Benny Goodman ou le Jazz populaire comme dans
Summertime de Gershwin ? Mais je préfère le Swing et le répertoire
de solistes comme du trompettiste Louis Armstrong, et du
saxophoniste du Ragtime Sidney Bechet. Ce qui m’attire
le plus dans le début du Swing c’est la musique qui
se déroule avec un rythme libre et vocalisation
spontanée. Armstrong a aussi coopéré avec
Ella Fitzgerald. Les titres que je préfère
sont : C’est si bon, Petite Fleur
et Oh, Lady Be Good.

Success and Failure/Succès et difficultés

Best and Worst features ?

Put things off? I don’t. I move instantly.
I improvise and wing it. I get on well
with people. At a friend’s I tidy up
her magazines by date. I insist
she gets rid of some. Then we
both burst out laughing over
last year’s horoscope
and we have fun.

What’s my worst feature? Telling stories, is one,
I ramble and have no sense of timing when
I share a joke. My abrupt ending comes
too soon and nobody gets it. I may
well get a sympathetic smile,
but there’s a catch: people
aren’t sure what to
make of me.

Qualités ou Défauts ?

Procrastiner ? Pas moi. Je fais tout instantanément.
J’improvise et me lance au hasard. Je m’entends
bien avec les gens. Chez une amie, je me mets
à trier ses magazines dans l’ordre de dates.
J’insiste pour qu’elle en garde moins.
Tout à coup nous éclatons de rire
en lisant les horoscopes de l’an
dernier. C’est très amusant !

Mon plus grand défaut ? J’en ai ! Le pire c’est
quand je raconte des histoires, je me perds
dans l’intrigue et finis si vite que
personne ne comprend rien.
J’ai peut-être droit à un
sourire sympathique,
mais l’ennui c’est
que les gens se
demandent
qui je suis.